Anonyme

LAUDA SYON SALVATOREM

[Paris, Bibliothèque nationale de France, Rés. Vma ms 571, n° d.168]

Attribution

Ce motet est anonyme. Les attributions précédentes sont sans fondement (voir Dossier attributions).

Source

Anonyme, [sans titre], dans Recueil Deslauriers (n° d.168), partition, ms, 352 x 220 mm, f. 142v-143, F-Pn/ Rés Vma ms 571

(1ers systèmes des f. 142v et 143)

f. 143 : signes de reprise « Jusqu’à Montis Jubilatio »

présence d’une partie de basse continue non chiffrée lorsque la basse vocale se tait.

Contrairement aux autres pièces du recueil Deslauriers, cette œuvre est mise en page d’une manière particulière, chaque système noté sur les pages de gauche (verso) se poursuivant en vis-à-vis sur celles de droite (recto).

Datation – Provenance

Aucun élément factuel ne permet de dater ce motet pour lequel aucune autre concordance n’a été établie.

Utilisation liturgique

Saint-Sacrement.

Effectifs – Disposition – Interprétation

ut1,ut3,ut4,ut4,fa4 / bc

Ce motet est composé pour un chœur à cinq voix comportant une partie d’enfants accompagnée par quatre pupitres de voix d’hommes : haute-contre, taille, basse-taille et basse, le tout étant soutenu par une basse continue.

Notes sur le texte

Prose de saint Thomas pour le jour de la Fête-Dieu, versets 1, 2 et signes de reprise (guidons renvoyant au verset 1) et mention « Jusqu’à Mentis Jubilatio », c’est-à-dire jusqu’à la fin du verset 5. Cette formule ambigüe laisse deux possibilités pour l’interprétation :

 

1°. versets 1, 2 et 5 (sur la polyphonie du verset 1) ;

2°. versets 1, 2, 3 (sur la polyphonie du verset 1), 4 (sur la polyphonie du verset 2) et 5 (sur la polyphonie du verset 1).

Texte

Lauda Syon Salvatorem, lauda ducem et pastorem in hymnis et canticis.

 

Quantum potes (a), tantum aude, quia major omni laude, nec laudare sufficis.

[Laudis thema specialis, panis vivus et vitalis hodie proponitur.]

 

Quem in sacræ mensa cœnæ, turbæ fratrum duodenæ datum non ambigitur.

 

[Sit laus plena, sit sonora, sit jucunda, sit decora] mentis jubilatio.

 

(a) Deslauriers: “potest”.

Traduction

Louë ô Sion ton Redempteur,

Ton Capitaine, et ton Pasteur,

Par des Hymnes et des Cantiques.

 

Ose donc autant que tu peux,

Il surpasse mesme tes vœux,

Et les noms les plus magnifiques.

 

Cet incomparable argument,

Ce Pain vivant, cet Aliment,

S’offre aujourd’huy pour tous nous autres.

 

Ce Pain que l’on ne doute pas,

Qu’on n’ait donné dans un repat

A la troupe des douze Apôtres.

 

Faites en vos remercimens,

Que vostre joye en ces momens,

Soit toute sainte et toute pleine.

 

(traduction : Jean Magnon, historiographe de Sa Majesté, Les Heures du Chrestien, Paris, Louis Chamhoudry, 1654, p. 323-326.)

Résumé

Compositeur

Titre

Lauda Syon salvatorem

Effectif simplifié

Cinq parties avec une voix d'enfants et basse continue

Effectif détaillé

ut1,ut3,ut4,ut4,fa4 / bc

Source

Paris BnF (Mus.) : Rés. Vma ms 571, n° d.168.

Genre musical

motet

Genres littéraire et liturgique

prose

Identifiant

Utilisation liturgique

Saint-Sacrement