Anonyme

ECCE MARIA NAVIS

[Tours, Bibliothèque municipale, ms 168, n° t.46]

[Paris, Bibliothèque nationale de France, Rés. Vma ms 571, n° d.122]

Attribution

Ce motet est anonyme. Les attributions précédentes sont sans fondement (voir Dossier attributions).

Sources

A.

Anonyme, [sans titre], dans Recueil de motets et chansons de Tours (n° t.46), partition, ms, 365 x 230 mm, f. 65v-66, F-TO : ms 168

(f. 65v-66 en entier)

 

B.

Anonyme, [sans titre>], dans Recueil Deslauriers (n° d.122), partition, ms, 352 x 220 mm, f. 106-106v, F-Pn : Rés Vma ms 571

(f. 106 en entier ; 1er système de 106v)

Comparaison des sources

Ces deux sources témoignent d’un lien et peut-être d’une origine commune. Les quelques variantes sont décrites dans le document Concordances ci-contre. Elles sont analysées dans le dossier de Peter Bennett.

Datation – Provenance

Aucun élément factuel ne permet de dater ce motet pour lequel aucune concordance n’a été établie, ni même de proposer une provenance géographique.

Utilisation liturgique

Saint Cœur de Jésus ? Circoncision ?

Effectifs – Disposition – Interprétation

sol2,ut1,ut3,ut4,fa4

 

Le motet est composé pour un chœur à cinq parties. Les deux dessus, chantés par les enfants de chœur, sont soutenus par trois pupitres de voix d’hommes : haute-contre, taille et basse.

Notes sur le texte

Le texte de ce centon dialogué anonyme, d’inspiration libre, assemble plusieurs éléments provenant du De laudibus beatæ Virginis (livre ii, « Maria navis panem portans ») de Richard de Saint-Laurent ; du Cantique des cantiques (vii, 2, « vallatus liliis »), du Concile d’Éphèse (10, 6, « in sinu Patris / in utero Virginis ») ou du Livre d’Isaïe (iv, 2, « fructus terræ sublimis »).

Texte

Ecce !
Ecce Maria, navis de longe portans panem vitæ.
    Et unde ?
    E cælo.
    Et unde ?
    De sinu Patris.
    Et unde ?
    De mensa angelorum.
    Et unde ?
    De terra Jesse.
Ecce Maria, navis de longe portans panem vitæ.
    Jesus, panis verus in sinu Patris.
    Jesus, , panis verus in utero Virginis.
    Ibi fructus terræ sublimis (a), hic fructus terræ humilis.
    Maria nos lactat ex ubere, Jesus nos pascit (b) ex vulnere, uterus Mariæ
    vallatus liliis, flores tui Jesus, flores amoris.
Ecce Maria, navis de longe portans panem vitæ.

 

(a)  Deslauriers : « sublime ».
(b) id. : « pacit ».

Traduction

La voici !
Voici Marie, qui est comme un vaisseau qui vient des pays étrangers
portant le pain de vie.
    Et d’où ?
    Du ciel.
    Et d’où ?
    Du sein du Père.
    Et d’où ?
    De la table des anges.
    Et d’où ?
    De la terre de Jessé.
Voici Marie, qui est comme un vaisseau qui vient des pays étrangers
portant le pain de vie.
    Jésus, vrai pain vivant dans le sein du Père.
    Jésus, vrai pain vivant dans le sein de la Vierge.
    Là est le fruit sublime de la terre, cet humble fruit de la terre.
    Marie nous nourrit du lait de son sein, Jésus nous nourrit de sa blessure ;
    le sein de Marie, entouré de lys, tes fleurs, Jésus, des fleurs d’amour.
Voici Marie, qui est comme un vaisseau qui vient des pays étrangers
portant le pain de vie.

 

(traduction : Jean Duron)

 

Résumé

Compositeur

Titre

Ecce Maria navis

Effectif simplifié

Cinq parties avec deux voix d'enfants

Effectif détaillé

sol2,ut1,ut3,ut4,fa4

Source

Tours BM : ms 168, n° t.46
Paris BnF (Mus.) : Rés. Vma ms 571, n° d.122

Genre musical

motet

Genres littéraire et liturgique

centon dialogué

Identifiant

Utilisation liturgique

Saint Cœur de Jésus
Circoncision