Anonyme

VADAM ET VIDEBO

[Tours, Bibliothèque municipale, ms 168, n° t.44]

[Paris, Bibliothèque nationale de France, Rés. Vma ms 571, n° d.117]

Attribution

Ce motet est anonyme. Les attributions précédentes sont sans fondement (voir Dossier attributions).

Sources

A.

Anonyme, [sans titre], dans Recueil de motets et chansons de Tours (n° t.43), partition, ms, 365 x 230 mm, f. 64-64v, F-TO : ms 168

(2e système du f. 64 ; f. 64v en entier.)

 

B.

Anonyme, [sans titre], dans Recueil Deslauriers (n° d.114), partition, ms, 352 x 220 mm, f. 102v-103v, F-Pn : Rés Vma ms 571

(3e système des f. 102v-103-103v.)

Comparaison des sources

Ces deux sources témoignent d’un lien et peut-être d’une origine commune. Les quelques variantes mineures sont décrites dans le document Concordances ci-contre. Elles sont analysées dans le dossier de Peter Bennett.

Datation – Provenance

Aucun élément factuel ne permet de dater ce motet pour lequel aucune concordance n’a été établie, ni même de proposer une provenance géographique.

Utilisation liturgique

Carême ?

Effectifs – Disposition – Interprétation

sol2,ut1,ut3,ut4,fa4

 

Le motet est composé pour un chœur à cinq parties. Les dessus divisés, chantés par des voix d’enfants, sont accompagnés par trois pupitres de voix d’hommes : haute-contre, taille et basse.

Notes sur le texte

Ce centon anonyme reprend deux versets de l’Exode (iii.2-3) relatant l’épisode du buisson ardent à Moyse. L’auteur reste relativement fidèle au texte biblique, se bornant à une modification de l’ordre des versets et de celui des mots (« vadam et videbo visionem hanc magnam »). De même, l’« Apparuitque ei Dominus » de la Bible, narratif, devient ici exclamatif : « Appareat Dominus », ce qui permet l’expression édifiante « sed in flamma amoris ». Aucune indication d’un usage liturgique n’a pu être trouvée, mais ce texte sert aux leçons du temps de Carême.

Texte

Vadam et videbo hanc magnam visionem, quare non comburatur rubus.
    Appareat Dominus, non in flamma ignis, sed in flamma amoris.
Vadam et videbo hanc magnam visionem, quare non comburatur rubus.
    Appareat Dominus, non de medio crubi, sed de medio crucis.
Vadam et videbo hanc magnam visionem, quare non comburatur rubus.

Traduction

Il faut que j’aille reconnoître quelle est cette merveille que je voy, et pourquoy ce buisson ne se consume point.
    Que le Seigneur apparaisse, non point dans une flâme de feu, mais dans une flamme
    d’amour.
Il faut que j’aille reconnoître quelle est cette merveille que je voy, et pourquoy ce buisson ne se consume point.
    Que le Seigneur apparaisse, non point sortant d’un buisson, mais sortant de la croix.
Il faut que j’aille reconnoître quelle est cette merveille que je voy, et pourquoy ce buisson ne se consume point.

 

(traduction d’après : Isaac Lemaistre de Sacy, L’Exode et le Lévitique traduits en françois, Paris, Lambert Roulland, 1683, p. 25)

 

Résumé

Compositeur

Titre

Vadam et videbo

Effectif simplifié

Cinq parties avec deux voix d'enfants

Effectif détaillé

sol2,ut1,ut3,ut4,fa4

Source

Tours BM : ms 168, n° t.44
Paris BnF (Mus.) : Rés. Vma ms 571, n° d.117

Genre musical

motet

Genres littéraire et liturgique

centon

Identifiant

Utilisation liturgique

Carême